Loin d’un monde régi par les petitesses et submergé par le dévouement aveugle à l’efficacité, à la production et à l’excès de vitesse — le « malakilaky » ou « à toute hâte » en malagasy —, il existe une île à la fois protégée du reste du monde et vulnérable par ses trésors naturels convoités : Madagascar.
Entourée par l’océan Indien et le canal du Mozambique, la Grande Île possède une force discrète. Elle semble indiquer une autre voie, un rythme plus adapté à celui de la nature. Ici, on dit « mora mora », prononcé « mura mura », pour signifier « doucement », « tranquillement ».
Et c’est cette nature qui fait surgir chez le voyageur un désir encore plus ardent de préserver ses richesses abondantes. Elle nous donne aussi l’occasion de rêver à la manière de prendre soin de ce pays inestimable.
C’est avec ce désir de retrouver un autre rythme que mon fils Alexei et moi sommes partis pour trois semaines. Un rêve commun, imaginé depuis son enfance : voir ses lémuriens, ses baobabs, ses plantes uniques, les paysages splendides. Madagascar est tellement vaste ! Et difficile à parcourir à cause de ses routes. Avec trois semaines, il a fallu choisir : d’abord l’océan Indien et les forêts humides, jusqu’aux îles d’Akany nofy, avec l’espoir d’apercevoir un Aye-aye (Daubentonia madagascariensis)— ne serait-ce que furtivement ! Puis, après une semaine, direction le canal du Mozambique et les baobabs.
L’Aye-aye avait été le sujet de l’une de mes toutes premières gravures, il y a plus de trente ans. Il pourrait presque s’agir d’un pèlerinage.
Les sourires de Madagascar
J’ai compris très vite que la Grande Île, perçue par certains comme un continent plutôt qu’une île, n’était pas seulement une histoire de plantes et d’animaux, mais aussi d’êtres humains — et, par moments, on croirait principalement d’enfants.
Partout on les voit, au bord des routes, au fin fond du pays.
Les Malagasy ont souvent des visages pleins et sincères, de grands yeux expressifs. En les regardant attentivement, un sourire apparaît si naturellement, chez les adultes et chez les enfants, comme une magie, car nous n’y sommes pas tous si habitués.
Un plaisir à chaque fois, inattendu.
À Antananarivo, nous nous étions préparés à une ville étouffante. Il n’y eut pas de déception, seulement des belles surprises. Notre hôtel faisait face à un grand marché de rue et nous avons été vite baptisés au rythme malgache par les bruits et les odeurs des camions !
Une ville qui vibre de vie.
Les jacarandas étaient en fleurs autour du lac. Sur les hauteurs domine le palais de la reine. Des flamboyants rouge vif, des poinsettias — cette plante qu’on appelle aussi étoile de Noël qui décore nos intérieurs en décembre — apparaissaient dans les vues en contrebas.
Les petites routes sur la colline sont comme à Montmartre : on pense être dans un village. Les poules et les poussins s’y baladent librement, les chiens aussi, les sourires sont partout. Et les grands marchés sont en bas.
Une école, des reptiles, puis la route
Notre première rencontre avec la vie malgache fut une école privée où nous devions apporter deux valises de vêtements envoyées depuis la France par l’association Delfina, en France.
Notre taxi était coincé dans un embouteillage lorsqu’il est tombé en panne. C’est ainsi, que, dans un certain désordre très malagasy, nous sommes arrivés à notre première rencontre avec la vie de l’île : une petite école à la périphérie d’Antananarivo.
La directrice, Arry, une petite femme visionnaire, ancienne juge, tient soigneusement le petit établissement. L’école est un bijou, avec ses fenêtres colorées et rondes en haut, donnant sur les champs de culture, les maisons et les zébus, malgré le vacarme de la ville. Nous avons été accueillis avec des danses traditionnelles, une panoplie de sourires et des cadeaux faits main.
Deux enfants en situation de handicap y avaient fait des progrès phénoménaux. Arry, qui ne connaissait pas Maria Montessori mais en partageait certaines intuitions, préconise l’amour pour ses enfants, « un soin plus qu’un soin ». Elle donne à tous du riz rouge de Madagascar et constate une différence dans leurs cahiers lorsqu’ils sont ainsi nourris.
Puis le voyage en 4x4 a commencé.
Sur la route vers l’Est, avec notre guide Tony, nous nous sommes arrêtés dans un petit parc pour voir des reptiles : des lézards, des geckos à queue de feuille (Uroplatus sikaore) étonnants, capables de se fondre dans l’écorce mousseuse des arbres, des grenouilles de couleurs vives, des caméléons. Que des joyaux ! Nous pensions alors que ce serait peut-être notre seule occasion de voir ces beautés.
Heureusement que non !
Là où les arbres chantent
Les trajets en voiture sont laborieux vers l’Est, comme partout sur l’île. Les camions se succèdent, en route vers les ports de Tamatave. Mais il y a une compensation énorme : les paysages changent tout le temps. C’est continuellement un festin pour les yeux.
Les vallées de rizières. Les silhouettes de l’arbre du voyageur, espèce endémique, (Ravenala madagascariensis) en haut des collines, qui me font penser aux grandes roues dans les foires. Les petites colombes au masque de fer (Tourterelle masquée, Oena capensis) qui viennent chercher des petits cailloux sur les routes pour mieux digérer leur repas.
Puis la forêt.
Dans la réserve de Vakona, nous découvrons nos premiers lémuriens. Nous en verrons plusieurs espèces : sifakas, lémuriens bruns, makis, lémuriens bambous.
Les sifakas étaient gardés sur une petite île, séparés des autres lémuriens qu’ils auraient pu attaquer. Les lémuriens bruns, eux, semblaient régner sur leur territoire. J’ai particulièrement aimé les lémuriens bambous, avec leurs petites têtes rondes.
Mais la véritable rencontre fut celle de la réserve d’Analamazaotra, adjacente au parc national de Andasibe-Mantadia.
Le soir, dans cette forêt, sous la pluie et avec nos lampes de poche, nous découvrons les premiers microcèbes (Microcebus murinus), petits êtres au charme irrésistible et aux gros yeux curieux. Des geckos, des lézards, des insectes en forme de bâton et quelques caméléons apparaissent à leur tour.
Mais je me réjouissais surtout du lendemain.
Nous allions pénétrer de jour dans la forêt primaire du parc d’Analamazaotra, soutenu par l’association locale Mintsinjo. Nous voulions voir les arbres : ébène, palissandre, ficus triangulaire.
Il y avait des montées et des descentes, des scintillements de soleil sur les feuilles encore mouillées, des fougères arborescentes. Voici la forêt au summum de sa beauté.
Ici, les Malgaches disent « hazo mihiry » : les arbres chantent.
Une colonie d’Indris (Indri indri) apportait déjà quelques mélodies surprenantes. Nous les voyions à une certaine distance et écoutions leurs cris profonds qui marquent leur territoire.
L’Aye-aye : trente ans d’attente
Notre guide nous avait prévenus : durant les dix-sept années où il avait travaillé dans le parc, il n’avait aperçu un Aye-aye qu’une seule fois. Pour les voir, il faudrait trois pisteurs très expérimentés. Et même alors, rien ne serait garanti.
Pour certains habitants, l’Aye-aye est considéré comme maléfique. Si on en aperçoit un, il serait préférable de le tuer pour ne pas subir de sort...
Mais pour moi, l’Aye-aye (Daubentonia madagascariensis) était autre chose qu’un animal à observer, ou un sort à conjurer !
Il fallait tenter d’aller à sa rencontre.
Nous avons continué vers le canal des Pangalanes, ce filet d’eau parallèle à l’océan Indien sur quelque 700 kilomètres. Puis le Palmarium. Il fallait attendre la nuit. Et nous sommes allés voir les Aye-ayes. J’étais émue et je comptais les minutes.
Lorsque nous sommes montés dans le bateau, les autres avaient en tête une petite balade sur le lac pour aller voir un autre animal rare. Ils bavardaient librement entre eux. Moi, j’étais plutôt muette.
La visite de l’île était sacrée pour moi. J’avais attendu plus de trente ans pour enfin faire ce pas. Puis il est apparu.
Ce soir-là, il ne pleuvait pas. Et là, un Aye-aye descend goûter à l’appât, une noix de coco placée dans l’arbre, qu’il met longtemps à manger : suffisamment longtemps pour faire des croquis et des photos.
L’expérience était spectaculaire.
Il était assez grand, avec une queue beaucoup plus longue que je ne l’avais imaginée. Il était à la fois laid et mignon, effrayant et fragile. Comme un chat ou un hibou, il avait quelque chose d’énigmatique, une sorte de profondeur psychologique. Je me demandais si, en affrontant ces créatures qui nous font peur, nous ne pouvions pas aussi apprendre à dépasser certaines de nos propres peurs.
Quand on dessine un Aye-aye, on n’a pas toujours le temps de faire tout son corps avant qu’il bouge ou nous regarde à nouveau. Sur la feuille ne restent alors que deux énormes yeux, éventuellement les contours de deux oreilles énormes et rondes.
Après trente ans, c’était déjà beaucoup.
Vers l’Ouest : les couleurs changent
Après le retour à Tana, nous repartons vers l’Ouest. À mesure que nous avançons, les paysages deviennent de plus en plus secs, sans s’enlaidir.
Toujours ce mélange très riche de verts : le vert néon des premières pousses de riz, les verts plus denses des feuillages, puis la terre de Sienne, le rouge, le jaune et l’ocre.
Ces couleurs complémentaires créent une harmonie sans pareil. Et nous ne sommes même pas si pressés d’arriver à destination.
Puis notre 4x4 tombe en panne à la sortie d’un village.
Autour de nous, des quartz roses sont dispersés sur le sol, à demi couverts de terre orange. À côté pousse un badamier (Terminalia mantaly), avec ses petites feuilles rondes vert clair. Ses branches forment un grand V, comme s’il ouvrait joyeusement les bras vers le ciel, avec un vert toujours vif malgré l’aridité de la terre.
Heureusement, un autre 4x4 arrive avec de jeunes Espagnols.
Je demande : « Il y a de la place pour nous ? » L’un d’eux répond immédiatement : « Il y aura toujours de la place pour vous dans notre voiture ! » Je ne suis pas prête d’oublier cette gentillesse.
Mais il faut dire au revoir à Tony, notre conducteur, guide et protecteur.
Le fleuve rose et bleu clair
Après des routes toujours plus difficiles, nous arrivons à Mandrivazo. Les paysages sont maintenant presque pastel. Au coucher du soleil, la ville apparaît en bas dans la vallée, baignée par la lumière tamisée du crépuscule.
Il faut s’arrêter pour mieux absorber la vue. Puis vient la Tsiribihina.
Notre départ est mouvementé. Le 4x4 s’enfonce dans le sable et il faut le village entier pour le remettre en route.
À l’arrivée au fleuve, nous rencontrons nos deux piroguiers : l’un grand et très beau, l’autre plus petit, avec un regard de poète. Puis nous partons sur le fleuve rose et bleu clair.
Au début, tout est calme. Des couleurs pastel, des boules dans l’eau formées par la terre orange, des plantes qui commencent à pousser. Puis nous entrons dans les parties sauvages du cours d’eau. Nous avançons lentement, au rythme de l’eau.
Les oiseaux apparaissent : hérons nains, canards sauvages, sarcelles, guêpiers de Madagascar, ibis, aigrettes, perroquets gris malgache, milans, drongos, coucals à longues queues et foudis qui deviennent rouge éclatant à cette saison. Nous voyageons dans un autre monde.
Les enfants et le carnet de dessin
Pour déjeuner, nous nous arrêtons sous un manguier.
Des enfants nous attendent. Ils mettent les doigts devant la bouche pour demander discrètement un petit bout à manger. Les piroguiers ne veulent pas que nous partagions notre repas : « Il y en a trop ! » Il me paraît presque criminel de manger devant eux le beau repas qu’ils nous ont préparé...
Après le repas, je dessine le manguier : les mangues encore vertes en forme d’embryon, les feuilles en forme de cœur.
Les enfants se rapprochent. Ils veulent tous dessiner. Ils participent au dessin avec de belles formes bien décidées sur le papier. Et, bien sûr, ils veulent tous garder le crayon.
Le dessin crée une relation immédiate, sans besoin de traduction.
Les baobabs dans les terres brûlées
Le lendemain, les forêts le long du fleuve deviennent de plus en plus touffues malgré les arbres brûlés.
Et voici les premiers baobabs : les Za (Adansonia za).
Madagascar possède sept espèces de baobabs, dont six sont exclusivement présentes sur l’île. Les grands ont survécu aux incendies répétés ; les petits, eux, ne survivent pas toujours.
Autour des baobabs, il reste des arbres brûlés, des buissons, des jeunes arbres.
Mais les baobabs président.
Nous avançons sous un soleil très chaud, avec nos parapluies chinois. Les Malagasy sont conscients de leur dépendance croissante aux objets venus de Chine et en parlent avec une certaine ironie. Une grande partie des camions transporte d’ailleurs d’énormes quantités de plastique coloré.
Le soir, nous campons dans le sable. En face, un mur très haut percé de trous abrite des oiseaux, comme des troglodytes, dont deux chouettes.
Les villageois nous offrent un concert et une danse autour du feu.
Très peu de moyens : un bâton, un tonneau en aluminium, quelques mouvements très simples. Et pourtant, avec si peu, l’humain peut atteindre une haute qualité esthétique de transe.
Les Tsingy : une cathédrale de pierre
À Belopaka, avant les Tsingy, notre bungalow accueille déjà des grenouilles et des lézards dans la salle de bain, un énorme caméléon sur le chemin, un serpent blanc.
Puis les Tsingy.
Un plaisir visuel. Un paysage presque irréel de roches calcaires, de passages étroits, de cordes, de grottes et de falaises. Les roches sont aussi un bon sport : cordes, rampes, passages vertigineux. Alexei voudrait évidemment sortir du chemin balisé pour voir toutes les vues possibles. Ayant le vertige, j’apprécie plutôt certaines de ces contraintes.
Nous nous arrêtons pour pique-niquer au fond d’une grotte qui ressemble à une cathédrale.
Un petit oiseau bleu reste tout le temps à côté de moi, sans avoir peur. Je ne vais pas l’oublier. Un petit compagnon.
Dans le parc et la forêt sauvage autour, nous retrouvons des lémuriens et des arbres endémiques.
Avec Titi, notre guide, nous avons une exigence : chaque fois que nous montrons un arbre ou entendons un oiseau, il doit nous donner trois noms : français, latin et malagasy.
Si nous sortons notre carnet de croquis, il s’exaspère. Mais c’est ainsi que nous apprenons.
Un fossa furtif, et l’allée des Baobabs
À Kirindy, nous espérons toujours le fossa (Cryptoprocta ferox). Tout le monde vient ici pour lui. Certains visiteurs restent une semaine avec des appareils photographiques équipés d’objectifs démesurés, et repartent sans l’avoir vu.
Alexei part faire son propre parcours autour des bungalows. Les guides s’alarment. Je les rassure. Et Alexei, lui, l’a vu : un fossa qui traversait la route, traînant sa longue queue. Le hasard, encore.
Nasolo nous raconte alors une histoire de son enfance : un fossa traversait une rivière avec ses petits. Sa longue queue formait une spirale flottant à la surface de l’eau. Les petits, qui ne savaient pas encore nager, pouvaient s’en servir comme d’une barque.
Puis vient Morondava. Et l’Allée des Baobabs.
Les baobabs sont partout : les Fony, les Fony bouteille, les Haroufis à l’écorce toute verte. Certains sont enlacés, d’autres tendent leurs branches vers le bas, un peu comme pour nous dire bonjour. Certains ont des formes humoristiques, d’autres sont couverts de lichens décoratifs.
Au coucher du soleil, les arbres deviennent presque irréels. Les couchers de soleil à Madagascar sont, pour moi, parmi les plus spectaculaires : rouges, très rouges, et très brefs.
Cette allée est inexplicable, comme une belle peinture ou une mélodie.
Il y a quelque chose dans leur alignement qui tire sur les cordes internes.
La mer, enfin
Après les routes, les forêts, les baobabs et les Tsingy, nous arrivons à Belo sur Mer, où nous retrouvons l’océan. Après les routes, les incendies, les forêts et les baobabs, nous partons en bateau vers les récifs.
Des voiliers sont fabriqués à la main dans les ateliers. Nous partons en bateau vers les récifs.
L’île est blanche et presque chauve. Au début, il n’y a pas beaucoup de poissons. Nous refusons d’être déçus. Puis Nestor nous emmène plus au large.
Nous mettons nos masques, palmes et tuba pour la seconde fois. Et là, révélation. Le monde fantastique des poissons de toutes les couleurs vives, apparaît à peine arrivés sous la surface. Une grande étoile de mer orange vient couronner le moment.
Et soudain, nous retrouvons cette sensation qui nous avait accompagnés depuis le début : celle d’un monde dont nous ne sommes pas les propriétaires, mais simplement les visiteurs.
Ce que ce voyage nous apprend
Le retour est long. Treize heures de taxi-brousse, de musique à fond, Alexei plié comme un morceau de papier au fond du véhicule.
Je regarde défiler les enfants allant à l’école avec leurs cartables, les zébus, les pousse-pousse, les chiens errants.
Puis les paysages reviennent : Mandrivazo, les rizières au bord des vallées rouges, les manguiers, les jujubiers. Jamais un moment d’ennui visuel.
Beaucoup a été brûlé. Mais comme si tout n’était pas perdu, les palmiers tout noirs ont de petites feuilles vert clair qui naissent dans leur creux. Les jujubiers ne meurent pas. Les grands baobabs non plus. Voici l’espoir.
Et voici pourquoi les Malagasy peuvent peut-être se permettre d’être fatalistes : la vie revient toujours, que ce soit après les feux ou les cyclones. Et ceux qui meurent vivent toujours.
Mora mora
Je repense à Madagascar. Il me semble que les voyages servent, entre autres, à garder toniques nos envies d’aider les plus démunis. C’est déjà un bon sentiment. Car lorsque l’occasion se présentera, nous serons peut-être un peu plus prêts.
Quoi qu’il en soit, ces Malagasy sont peut-être plus équipés que nous. Lorsqu’on leur demande s’ils souffrent de la pauvreté, on entend parfois : « Peut-être, mais nous sommes libres. »
Libres des charges supplémentaires que nous nous imposons, que notre monde européen réussit à nous obliger de porter.
En voyageant chez eux, j’ai ressenti cette même liberté. Avec la chaleur de la journée, la beauté des paysages, la simplicité des logements.
Et ce rythme. « Mora mora ». Doucement. Comme la nature. Et comme les arbres noircis qui recommencent, presque tranquillement, à devenir verts. La vie revient toujours.
Enfin, pourquoi « malagasy » plutôt que « malgache »
Malagasy est le terme officiel et authentique, issu de la langue nationale de Madagascar, reconnu par l’État dans ses documents. La langue malgache, d’origine austronésienne, est parlée par près de 25 millions de personnes et incarne l’identité de l’île, avec une grande diversité dialectale.
Malgré l’héritage colonial français (XIXᵉ siècle), elle a résisté grâce aux traditions orales, à la vie quotidienne, à la famille et aux arts. Depuis l’indépendance (1960), elle a été réhabilitée et coexiste officiellement avec le français.
Pour les Malgaches, le mot « Malagasy » désigne leur peuple, leur langue et leur culture : une affirmation d’identité, de fierté et d’autodétermination.
Qui est Anna Jeretic ?
Anna est peintre, graveur, sculpteur et réalise des installations. Depuis plus de 30 ans, dans son art, son enseignement et ses écrits, elle se préoccupe principalement de la façon dont l’art peut atténuer la crise environnementale. Anna est membre de TENDUA depuis 15 ans.
http://www.annajeretic.com











