TENDUA - Association pour la sauvegarde de la biodiversité

Newsletter N°7

Chers Adhérents et Amis,

Nous vous souhaitons un délicieux printemps 2012 ! Quelle belle saison toujours pleine de promesses…et pourquoi pas, de belles résolutions ? Les questions se bousculent pour nous sortir des gelées hivernales.
Tentons de comprendre ce que sont les énergies dites renouvelables. Cela étant, au lieu de les « renouveler », ne pourrait-on pas les économiser ?
Au chapitre de nos belles résolutions, nous pouvons également épingler notre façon de nous alimenter et rebondir sur les propositions reprises par le WWF. En Occident, nous demandons toujours à avoir le choix : pourquoi ne pas l’appliquer à notre façon de nous nourrir ?
Du côté international, malheureusement, nous devons déplorer la mort en Russie d’une panthère de l’Amour. A l’instar des forêts, les coraux sont menacés et leur disparition aura des conséquences surprenantes. En Égypte, c’est un bébé dugong qui aurait été aperçu ; et en Norvège, le permafrost veille sur les semences du monde.
Enfin, notre agenda : n’oubliez pas d’éteindre la lumière le 31 mars pour la journée de la Terre ; puis en avril, l’exposition à Paris de Anna Jérétic, artiste engagée dans l’action écologique et amie de TENDUA. Et un rappel nécessaire concernant les produits à base de requin. Pour terminer, notre carnet rose nous en apprend un peu plus sur l’hippopotame.

Bonne Lecture !

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DOSSIER

Les énergies renouvelables

Le drame de Fukujima en mars 2011 a secoué la planète. A la suite de cette catastrophe nucléaire, les Japonais ont du revoir leur consommation énergétique. Et, obligés, les entreprises et ménages japonais ont atteint presque 40% d’économie d’énergie entre mars et décembre 2011. Les énergies renouvelables reviennent par voie de conséquence sur le devant de la scène. En France, elles ont été quelque peu marginalisées au profit du pétrole et du nucléaire. Mais que signifie « renouvelable » : « propre » ? « Inépuisable » ? Cela correspond-il à une réalité ou n’est-ce qu’une question de marketing de communication (une fois de plus) ?
Il existe des sources d’énergie qui, à l’échelle humaine, semblent en effet inépuisables : elles finiront pas disparaître, mais à priori, dans très très très longtemps.
A tort ou à raison, nous ne nous sentons donc pas vraiment concernés...
Fournies par le soleil (énergie solaire photovoltaïque et solaire thermique), le vent (éolien), les sources chaudes venant du cœur de la terre (géothermie), les chutes d’eau, les marées et les fleuves (hydroélectricité), ces énergies sont qualifiées de renouvelables. Leur exploitation engendre peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles ne rejettent pas de C02 dans l’atmosphère, participent à la lutte contre l’effet de serre et leur exploitation génère localement des emplois. Ce sont des énergies flux inépuisables par rapport aux « énergies stock » tirées des gisements de combustibles fossiles en voie de raréfaction : pétrole, charbon, lignite, gaz naturel.


Installation géothermique
Installation géothermique
© M. Dupuis

Biomasse et agro-carburants
Il y a encore une énergie dite renouvelable et issue de la croissance des végétaux : la biomasse. C’est, en France, la première énergie renouvelable depuis 2009. Le terme de biomasse désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale ou animale pouvant devenir source d’énergie par combustion, après méthanisation (biogaz) ou après de nouvelles transformations chimiques, dont font partie les agro-carburants.
Concernant les agro-carburants, deux filières principales coexistent actuellement : la filière huile et dérivés, comme le biodiesel (ou biogazole) issu des graines oléagineuses comme le colza et le tournesol, et la filière alcool (éthanol) à partir de sucres, d’amidon, de cellulose ou de lignine hydrolysées. Ils peuvent être utilisés purs comme au Brésil (éthanol) ou en Allemagne (biodiesel), ou comme additifs aux carburants classiques, comme en France où l’éthanol est produit à 70 % à partir de la betterave, et à 30 % à partir de céréales (lesquelles ?).
L’énergie tirée de la biomasse est considérée comme une énergie renouvelable et durable tant qu’il n’y a pas surexploitation de la ressource, mise en péril de la fertilité du sol, tant qu’il n’y a pas de compétition excessive d’usages (des terres arables, de l’eau), ni d’impacts excessifs sur la biodiversité. Très bien sur le papier, mais qui et comment sont évalués ces critères ?
Concernant les agro-carburants, improprement appelés « biocarburants », il est difficile d’assurer que cette énergie est « propre » car certains pays d’Amérique Latine ou d’Asie notamment se sont rués il y a quelques années vers les agro-carburants et ont coupé leurs forêts pour planter des palmiers (à huile, encore eux) destinésà servir de carburant, envisageant alors les profits considérables qu’ils pourraient bientôt faire…


Electricité verte - Certificats EECS®
Pour les clients désireux de consommer de l’électricité d’origine renouvelable, aussi appelée électricité verte ou électricité propre, c’est-à-dire produite uniquement à partir des sources d’énergies renouvelables respectueuses de l’environnement, il est possible d’en acheter auprès d’exploitants de centrales énergies renouvelables disposant des certificats EECS qui servent à garantir la provenance de cette électricité transitant par le réseau.

Vous trouverez le détail sur les énergies renouvelables sur le site de Observ’ER, l’observatoire français pour les énergies renouvelables et organisme de certification de l’énergie d’origine renouvelable, dans le cadre du système européen EECS® (European Energy Certificate System), auquel adhèrent 19 pays.
Pour plus d’informations :http://www.energies-renouvelables.o...
Mais le plus important est d’être attentif à notre consommation énergétique au quotidien, de réfléchir et de la réduire quand nous le pouvons avec des gestes simples : éteindre les lumières en sortant d’une pièce, débrancher les appareils dont nous ne nous servons pas, optimiser nos déplacements …

Se nourrir, un plaisir engagé… pour les pays riches

Source WWF – 2012 et le Monde 8/03/12
S’il ne faut pas vivre pour manger, il n’en demeure pas moins que l’homme d’aujourd’hui a encore besoin de manger pour vivre. Alors qu’un milliard d’individus ne mangent pas à leur faim (environ 75% sont pourtant des paysans) et que près d’un autre milliard de personnes souffrent des maladies liées à la surcharge pondérale, 30% de la nourriture produite dans le monde est gaspillée ou perdue. C’est l’un des points soulignés par le rapport pour le droit à l’alimentation présenté le 6 mars dernier aux Nation Unies. A l’inverse de ce que l’on entend communément, il devrait pourtant être possible de nourrir tous les habitants de la planète sans produire plus. Et, comme le recommande le rapport aux Nations Unies, « cela devra passer par la remise en cause du modèle dominant d’agriculture productiviste et des politiques de soutien à l’industrie agro-alimentaire et de subventions agricoles », au profit notamment d’une agriculture de proximité diversifiée qui est laissée aujourd’hui à ceux « qui y croient » sans beaucoup plus d’encouragement que le fruit de leur travail et leurs convictions.
Outre les inégalités sociales qu’il génère, notre système de production et de consommation alimentaire a des impacts négatifs sur l’environnement et la santé, et de façon plus générale, sur notre qualité de vie.

Mais au regard des profits générés par le « puissantissime » lobby agro-alimentaire, sera-t-on capable de cette remise en cause ? L’enjeu n’est pas de produire plus mais de produire mieux et de consommer mieux. Nourrir la planète des hommes sans nuire plus qu’on ne l’a fait, ni à notre environnement ni à notre santé. Des alternatives existent, qui permettent de subvenir à nos besoins alimentaires dans le respect de la nature et des hommes.
Le WWF France a initié une campagne avec ses partenaires, le CFSI, Max Havelaar France, le RES et Slow Food, et a créé le site internet : http://goutons-un-monde-meilleur.fr/, une plateforme d’échange et un guide pratique pour apprendre à mieux consommer.
Envie d’AGIR ?? http://goutons-un-monde-meilleur....

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ACTUALITES INTERNATIONALES

Russie : mort d’une panthère de l’Amour

Fin décembre 2011, les rangers d’une réserve de la région de Primorié ont trouvé le cadavre d’une panthère de l’Amour.
Au début de l’automne 2011, les scientifiques de l’Académie des Sciences de Russie ont équipé d’un collier satellite un mâle adulte baptisé alors « Ouzor » (« Arabesque »). L’animal pesait 62kg et était en excellente santé, âgé de 5 ou 6 ans.


Panthère de l
Panthère de l’Amour au Parc des Félins, France
© M. Dupuis

Durant l’automne et au début de l’hiver, les pièges-photos ont donné à plusieurs reprises des clichés de Ouzor en pleine forme. Cet animal a été retrouvé abattu, vraisemblablement par erreur, par des braconniers 4 ou 5 semaines plus tôt. Le 31/12/11, les rangers et les scientifiques appelés sur place ont trouvé à environ 130-150 m de là, les restes d’un cerf sika, abattu et dépecé par des braconniers à peu près à la même époque.
Il a été établi que le mâle panthère a du être tué vers le 10 ou 15/11/11, juste avant que la neige ne s’installe.
Le braconnier a tiré depuis un point haut vers le bas à une distance de 130-150 m. Étant donné la végétation à cet endroit, il a pu le prendre pour un cervidé, ou alors pou une panthère, mais ayant aperçu le collier satellite, il aura décidé de laisser la dépouille de Ouzor.


Récif corallien et blanchissement des coraux

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface de la Terre. Ils abritent cependant le quart des espèces de poissons marins connus à ce jour, et des milliers d’espèces appartenant à d’autres groupes zoologiques tels que les invertébrés marins, mammifères, etc. En effet, l’écosystème récifal, dont la structure est construite par les coraux, est, avec les forêts tropicales, l’écosystème le plus riche en biodiversité ainsi que le plus complexe et le plus productif de la planète.
Les coraux vivent principalement dans des zones peu profondes, assez près de la surface de la mer, dans les eaux salées des mers tropicales où la température se situe entre 20 et 32°C et où la clarté de l’eau permet à la lumière de pénétrer.

Vivre en symbiose
Les récifs coralliens sont constitués de milliards de petits animaux, les polypes, qui vivent en symbiose avec des algues microscopiques appelées les zooxanthelles. Les deux espèces sont utiles les unes aux autres en s’offrant abri et nourriture. Les zooxanthelles sont des plantes qui réalisent la photosynthèse à l’aide de la lumière du soleil en puisant le CO2 dissous dans l’eau pour produire de l’oxygène et de la nourriture indispensables aux polypes. De leur côté, les polypes protègent les zooxanthelles, respirent de l’oxygène, émettent du CO2 et fournissent à leurs hôtes des nutriments issus de leurs propres déchets.
Chaque polype vit à l’intérieur d’une coquille de carbonate de calcium. Les polypes s’assemblent pour former la structure complexe caractéristique des coraux alors que les zooxanthelles sont à l’origine de leur couleur.


Corail en train de se nourrir, Egypte
Corail en train de se nourrir, Egypte
© M. Dupuis

Les menaces
Les modifications environnementales que nous connaissons à l’heure actuelle ont des effets destructeurs sur cette association dans plusieurs endroits de la planète. Une modification de la température de l’eau (la mer se réchauffe plus vite que prévu par les scientifiques), de sa salinité, des changements de courant, une forte tempête ou encore certaines conditions exceptionnelles comme un tsunami « dérangent » le corail et créent un stress. Une variation de pH de l’eau, une acidification due à une augmentation du gaz carbonique dissous, une modification chimique de l’eau, des apports en nitrates et en phosphates (agriculture) génèrent également du stress.

Dans ces cas-là, le corail s’affaiblit, reçoit moins d’oxygène et finit par expulser ses zooxanthelles sans lesquelles il ne peut pourtant survivre. Et c’est à ce moment-là que la décoloration ou blanchissement intervient. Il arrive que les zooxanthelles réintègrent leur corail mais en cas de stress est trop important, les zooxanthelles ne reviennent pas et le corail meurt, envahi par les algues (algues d’autres espèces qui poussent en surfaces et qui sont invasives).


Corail mort à Rangiroa, Tuamotu, Polynésie Française
Corail mort à Rangiroa, Tuamotu, Polynésie Française
© M. Dupuis

Une autre menace pèse aussi sur les coraux : l’Acanthaster, une étoile de mer invasive qui recouvre le corail de son estomac afin de l’ingérer. C’est un réel problème pour le corail, à Tahiti notamment.

Le premier blanchissement observé date de 1979. Depuis, on parle régulièrement du blanchissement des coraux. Il ne s’agit plus de cas isolés mais de zones entières de récifs qui blanchissent puis meurent. Ce phénomène a été observé un peu partout, et notamment sur la Grande Barrière de corail.


Carte mondiale du blanchissement des coraux
Carte mondiale du blanchissement des coraux
© Internet

Outre les phénomènes naturels, ce sont les activités humaines qui sont responsables du blanchissement des coraux : bien sûr, l’agriculture déjà mentionnée, mais aussi la construction de complexes touristiques et le rejet des constructions à la mer, les eaux usées ayant des concentrations variables en produits toxiques. Le tout-à-l’égout est souvent transformé en « tout-à-la-mer »...

Quel sera l’impact de la disparition des coraux ?
Les coraux diminuent la quantité de gaz carbonique de l’atmosphère de la planète.
Le squelette corallien est constitué de cristaux d’aragonite, c’est-à-dire de carbonate de calcium. Le calcium existe en grande quantité dans l’eau et le « carbonate » n’est autre que du gaz carbonique dissous. Ce dernier est proportionnel au gaz carbonique présent dans l’air. Les coraux transforment donc ce CO2 en squelette rigide et participent à leur façon à la purification de l’atmosphère.
Une acidification de l’eau de mer tuera non seulement les coraux mais la lente dissolution de leurs squelettes calcaires permettra la restitution du CO2, lequel repassera proportionnellement dans l’atmosphère terrestre…


Egypte : chez les dugongs de mer Rouge

Une bonne nouvelle ! Suite à l’accouplement en mai 2010 vu par quelques heureux plongeurs sur la côte sud de la mer Rouge égyptienne, on nous a rapporté la naissance d’un bébé dugong, aperçu en novembre dernier. Pour mémoire, la gestation dure entre 12 et 13 mois et le petit, unique, reste auprès de sa mère pendant 18 mois à 2 ans. Espérons que ce petit grandira tranquillement dans son groupe.


Norvège : coffre-fort sur un archipel

Source le Monde 7/03/12
Il existe, sur l’île du Spitzberg dans l’archipel du Svalbard, entre le nord du pays et le pôle Nord, une chambre forte mondiale, un entrepôt construit dans le permafrost où des centaines de milliers d’échantillons du monde entier sont stockés depuis 2008. Quel est donc ce trésor ? Des graines d’amarante des anciens Incas, de blé rare du Pamir, des pois et autres grains d’orge et semences du Costa Rica, Tadjikistan, Arménie, Syrie, États-Unis…
1400 banques mondiales et collections de gènes peuvent ainsi assurer la sauvegarde de leurs propres fonds à l’une des 4 occasions annuelles d’ouverture du coffre-fort norvégien. Et ce n’est pas forcément un luxe : en février, la banque de graines des Philippines a brûlé ; fin 2011, ce sont les banques thaïlandaises qui ont été inondées, et on connaît les menaces qui pèsent sur l’institut Vavilov ; en Irak et en Afghanistan, les banques ont été pillées.
Ce sont désormais 741 471 graines qui sommeillent au Svalbard, à -18°C…

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AGENDA

Samedi 31 mars à 20h30 : éteignons tous la lumière pour voir le monde autrement !

Le mouvement Earth Hour, une heure pour la planète et contre le réchauffement climatique, propose à tous ceux qui ont l’électricité de par le monde, d’éteindre la lumière. L’année dernière, 1,8 milliards de personnes se sont engagées à éteindre leurs lumières pour Earth Hour. Prêts à battre le record ?
http://earthhour.fr/

Du 17 au 22 avril 2012 : Exposition de Anna Jérétic

« Nature will overcome » : peintures, sculptures, dessins, installations, textes de son livre « la Cascade : réflexions sur l’art au moment de la crise environnementale », à Paris, au 27 rue Keller, 75011, métro Bastille.Avec une conférence le jeudi 19/04 de 19h à 21h : « l’art visuel au moment de la crise environnementale » et un débat le dimanche 22/04 de 16h à 19h :
« Célébration Earth Day ».

TENDUA et le squalène

Nous avons reçu des demandes concernant la lutte contre des crèmes cosmétiques anti-âge utilisant du squalène issu de requins (cf. notre article sur http://www.protection-requins.org/a...
Outre les crèmes, on vend sur internet et dans des magasins dits « bio » des « compléments alimentaires » à base de cartilage de requin dont l’effet vanté est plutôt du domaine du placébo que de la réalité scientifique, de par les études réalisées et les quantités ingérées totalement insuffisantes pour soigner quelque rhumatisme que ce soit.
Merci de rappeler à votre entourage que les requins disparaissent de nos océans, et qu’un écosystème qui disparaît, ne se reconstitue pas mais est remplacé par un écosystème où les anciens maillons les plus faibles deviennent dominants. Plus de requins signifie plus de poissons, et donc l’avènement dans nos océans des méduses et des vers marins…


Pelagia noctulia en Méditerranée
Pelagia noctulia en Méditerranée
© M. Dupuis

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CARNET ROSE

L’hippopotame est un mammifère herbivore, très habile dans l’eau et capable d’apnée de 10 minutes…voire plus encore ! Il se nourrit sur la terre ferme, en général pendant la nuit, broutant jusqu’à 50kg d’herbes. Les bébés hippopotames naissent sous l’eau après une gestation de 8 mois et pèsent entre 27 et 50 kg. Ils doivent monter à la surface pour leur première respiration.


Bébé hippo et sa maman, Kenya
Bébé hippo et sa maman, Kenya
© M. Dupuis

Les jeunes restent souvent sur le dos de leurs mères quand l’eau est trop profonde pour eux et ils s’immergent pour téter. Adulte, un mâle ne cesse de grandir et peut peser jusqu’à 3 ou 4 tonnes ; une femelle ne dépasse pas 1500kg et ne grandit plus après ses 25 ans.


Et bébé deviendra grand comme maman…ou plus !
Et bébé deviendra grand comme maman…ou plus !
© M. Dupuis

Les jeunes doivent respirer toutes les 2-3 minutes. Le processus de remontée en surface et de respiration est automatique et même un hippopotame qui dort remontera et respirera sans se réveiller. Dans cette situation, il obture ses narines.
Notre bébé n’a pas encore de dents, mais il aura peut-être de redoutables canines de 50 cm de long pour veiller sur son harem…


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L’hippopotame est classé Vulnérable par l’UICN
© M. Dupuis

Merci de votre attention et à bientôt.

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