• Newsletter n°6

    Chers Adhérents et Amis, Pour cette édition de novembre 2011, nous parlerons de la forêt. Un rapport d’évaluation commandé par l’ONU vient d’être publié. Quant à l’Office National des Forêts, il se doit désormais de vendre plus de bois afin d’être « rentable », et le WWF sonne l’alerte pour la forêt de Nouvelle Calédonie dont l’écosystème terrestre tropical est le plus menacé de la planète, selon l’ONG. Les actualités internationales nous emmèneront en Russie où la menace des promoteurs pèse sur l’institut Vavilov dont les collections uniques au monde abritent plus de 320 000 espèces végétales. En Grande-Bretagne, les phoques sont victimes du bruit généré par les activités humaines. Quant à la Chine, après le barrage des 3 gorges en 2006, elle décide de rempoissonner le Yandze. Enfin, notre agenda pour nous rappeler (...)
  • Gibbon Hoolock de l’Ouest

    Le gibbon hoolock est la proie d’un braconnage extrêmement actif et victime de la réduction de son habitat. Il est le seul grand singe présent en Inde et est classé parmi les 25 espèces de primates les plus en danger dans le monde par un rapport de l’UICN de 2006-2007, devant l’Orang-Outang de Sumatra. La perte d’habitat au cours des 3-4 dernières décennies suggère que la population de gibbons hoolock de l’ouest est passée de plus de 100 000 à moins de 5.000 individus (soit une baisse de plus de 90%). Les forêts contiguës ont supporté le poids de la persistance des impacts humains. Dans des fragments forestiers isolés quelques familles d’environ 1 à 4 gibbons vivent encore mais c’est un nombre insuffisant pour la survie de l’espèce à long terme. Environ 100 sites où vivent des gibbons hoolock de l’ouest (...)
  • La déforestation

    D’après les résultats de l’évaluation des ressources forestières mondiales 2010 par l’ONU, la plus complète réalisée à ce jour, les forêts du monde représentent un peu plus de 4 milliards d’ha, soit 31% de la superficie totale des terres émergées. Les 5 pays représentant plus de la moitié de la superficie forestière mondiale sont la Russie, le Brésil, le Canada, les États-Unis d’Amérique et la Chine. Le taux de déforestation et de perte de forêts au niveau mondial reste alarmant bien qu’étant passé de 16 millions d’ha par an dans les années 90 à 13 millions d’ha sur 2000-2010. La forêt mondiale absorbe un tiers du CO2 émis par les combustibles fossiles dans l’atmosphère, selon une étude internationale qui alerte, en parallèle, sur les conséquences dramatiques de la déforestation dans le contexte du réchauffement (...)
  • Projet Dugong en Egypte

    Pourquoi avoir choisi le Dugong de la mer Rouge Egyptienne ? Passionnés par la faune sous-marine, nous avons effectué de nombreux séjours en Egypte. Avec TENDUA, il nous est apparu évident de nous intéresser de plus près à la situation de la faune et de la flore de la mer Rouge égyptienne. L’Egypte a connu un développement touristique considérable depuis une trentaine d’années, et tout particulièrement le littoral de la région d’Hurghada. Si ce développement a généré des retombées économiques positives à court et moyen termes en créant des emplois et de nouvelles activités, les conséquences sur la faune et la flore sont préjudiciables. Les dauphins et les requins sont bien connus du public, le dugong, en revanche, est un animal plutôt discret. Il est toutefois un indicateur-clé de l’état de son environnement (...)
  • Panthère des neiges

    Un des plus charismatiques grands félins La panthère des neiges (Panthera uncia) est sans doute le plus insaisissable et l’un des plus charismatiques grands félins. La population sauvage est estimée à environ 4500-7500 individus, répartis sur 1,2 à 1,6 millions de km2 en 12 ou 13 pays du Sud et en Asie centrale, à savoir l’Afghanistan, le Bhoutan, la Chine, l’Inde, le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Népal, la Mongolie, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, et peut-être aussi le Myanmar. Une grande vulnérabilité au braconnage Les panthères des neiges souffrent des mêmes problèmes de conservation que les autres grands félidés, à savoir une faible densité naturelle de l’espèce, de vastes domaines vitaux, la dépendance vis-à-vis des proies dont les populations sont faibles et / ou surtout (...)
  • Panthère de l’Amour

    Les forêts de l’Est de la Russie et de la Chine restent le seul habitat sauvage des dernières panthères de l’Amour (Panthera pardus orientalis) dont il reste une trentaine d’individus (comptage effectué en février/ mars 2007). Les menaces De nombreuses menaces pèsent sur ces quelques panthères vivant encore à l’état sauvage. Tout d’abord, cette région est sensible politiquement puisque le territoire de la panthère de l’Amour se trouve à la frontière de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord et on sait désormais, grâce aux déplacements observes par le biais des colliers émetteurs que les panthères traversent les frontières. Deuxièmement, la perte d’habitat et la fragmentation due à l’exploitation forestière - victime de la déforestation, la panthère de l’Amour a perdu 90 % de son domaine vital -, de (...)
  • Newsletter n°5

    Chers Adhérents et Amis, Nous vous proposons en ce début 2011 pour notre newsletter du printemps un article sur les « continents de déchets » de nos océans, qui nous fera réfléchir à notre consommation et à ses conséquences sur notre planète. Quelques nouvelles de l’actualité récente ou proche, telle que la suspension par les japonais de la chasse à la baleine, la prise des douanes thaïlandaises et le rachat par les Amérindiens de leurs terres ancestrales. Enfin, notre agenda pour les prochains rendez-vous à ne pas manquer, et notre carnet rose pour terminer. Bonne Lecture ! DOSSIER La pollution océanique En 1997, la « grande plaque de déchets du Pacifique » ou GPGP (Great Pacific Garbage Patch) a été découverte. Dix ans plus tard en 2007, elle mesurait 3,5 millions de km2 (soit grande comme (...)
  • Newsletter n°4

    Chers Adhérents et Amis, L’automne est déjà bien installé… Il fait froid, gris mais quand le soleil se montre, c’est une explosion de lumière et de couleurs que nous offrent les arbres. Symbole de vie des traditions les plus anciennes, les arbres sont aujourd’hui maltraités par les hommes : déforestation en Asie, au Brésil, à Madagascar au profit de l’huile de palme, de l’huile de soja et du trafic des bois précieux. Un même constat sur les abysses devenues objets de convoitise des puissances économiques : « La Mer est l’avenir de l’homme » titrait le Figaro magazine du 22 octobre 2010. Non content d’assassiner les forêts et de maltraiter la canopée, d’exploiter terres et mers, l’homme s’emploie à breveter tout ce qu’il peut des profondeurs, justifiant cela par de la recherche scientifique pour notre avenir (...)
  • Les requins : mal-aimés car mal connus ?

    Apnéiste et requin tigre Aliwal Shoal, Afrique du Sud - (c) M. Dupuis On entend souvent dire des requins qu’ils sont « méchants », les opposant régulièrement aux « gentils » dauphins. Il n’y a d’animaux ni gentils, ni méchants. Il n’y a que l’homme qui puisse faire preuve de méchanceté en la qualifiant de « simple défaut » dans le meilleur des cas et qui est capable d’élever la cruauté en un art de vivre pour certains autres… C’est pour cette raison que nous présentons dans ce dossier quelques uns de ces magnifiques animaux croisés lors de nos voyages. A ce titre, je remercie les photographes qui ont bien voulu donner leurs images pour illustrer notre présentation. Rappelons que les requins sont indispensables à l’équilibre de notre environnement - nos océans -, et qu’ils sont aujourd’hui extrêmement (...)
  • Newsletter n°3

    Chers Membres, Chers Amis, La troisième édition de la Newsletter de TENDUA annonce le printemps que nous attendons tous, après un hiver plutôt long et froid. Mais de nouveau, les jours rallongent et les oiseaux chantent à l’aube, indices probants du retour de la douceur… 2010 est doublement placé sous le signe de la Biodiversité et pour le zodiaque chinois, sous celui du Tigre. Toutefois, la réalité nous rappelle que cet animal emblématique s’il en est, est gravement menacé dans son environnement sauvage et ce, quelque soit son pays d’origine. Cela étant, la biodiversité nous surprend toujours : une nouvelle espèce féline vient d’être photographiée à Bornéo. Cela suffira-t-il pour que l’homme cesse de croire que la nature est à son service et qu’il est au centre du monde ? Un point également sur la (...)

JPEG - 358.3 ko« On le voit, si la diversité biologique fait la richesse, la force et la santé des écosystèmes, la même loi va s’appliquer, tout naturellement, au monde humain puisque la symphonie planétaire ne peut être faite que de la somme de différences qui ne sont en fait que des complémentarités : supprimez un instrument de l’orchestre, et c’est l’harmonie qui s’écroule, enlevez une couleur au peintre et voici son art mutilé. »
Éloge de la diversité, Théodore Monod

Actualité

  • ActualitéAu fil des Araignées
    Du 5/10/2011 au 2/07/2012
    Exposition au Jardin des Plantes, 36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire 75006 Paris - 10h-18h sauf le mardi - http://araignees.mnhn.fr
    Les araignées ne sont pas des monstres poilues mais des bêtes surprenantes. L’exposition est construite comme une découverte ludique de l’animal, sans omettre les raisons réelles ou mythiques de la peur qu’elle inspire.

Trop tard pour être pessimiste

Voici 3 ans que TENDUA a vu le jour. Sur cette courte période, l’état du monde et celui de la biodiversité ne se sont guère améliorés. Si quelques nouvelles espèces ont été découvertes, beaucoup sont en voie de disparition. La 6e extinction majeure de biodiversité est en cours : en 150 ans l’homme a réussi à détruire son environnement comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Les précédentes extinctions connues des scientifiques étaient le résultat d’un processus évolutionnaire ; or aujourd’hui, l’équilibre de la planète est menacé par les activités humaines.

Les industriels font la course aux brevets sur des animaux et plantes non encore répertoriées qui vivent dans le « no man’s land » océanique ou les rares forêts primaires encore intactes des pays plus pauvres afin d’en tirer un profit sonnant et trébuchant sous le fallacieux prétexte de soigner les maux des hommes des pays riches. Les politiques de tous bords et horizons saupoudrent leurs promesses de « nouvelles priorités environnementales » très vite déclassées étant donné « la situation économique difficile », et chaque acteur de s’essayer au « green business », au « commerce équitable » ou aux « Investissements Socialement Responsables », avec des motivations qui ne sont pas toujours celles que l’on pourrait espérer.

Cela étant, il est trop tard pour être pessimiste : il faut agir et un mouvement de fond se met en place auquel nous souhaitons contribuer.


Une nouvelle relation entre l’homme et la nature

TENDUA propose à chacun de réfléchir à un nouveau type de relation entre l’homme et la nature. La nature est considérée à tort comme une ressource.

Cela induit chez l’homme une capacité à se servir sans réfléchir, pensant que toute cette générosité, cette beauté et très concrètement les « matières premières », l’eau et l’air sont là à sa disposition, à son service et pour toute éternité (au moins pour sa durée de vie à lui). La relation existante de l’homme « civilisé » ou « peuple dernier » vis-à-vis de la nature ne s’inscrit plus dans l’harmonie que connaissent encore quelques « peuples premiers » déracinés des terres dont on les dépossède.

Pourtant, il s’agit de changer un tant soit peu son cadre de référence et de prendre conscience de notre liberté de choix : nous avons la chance, pour la plupart d’entre nous, de nous sentir concernés par notre environnement, et de devenir un acteur, chacun à notre niveau. Concrètement, que cela signifie-t-il ?

Dans notre quotidien, il s’agit d’être plus attentif à notre consommation, plus concerné par ce qui se passe autour de nous : lire les étiquettes permet de comprendre d’où vient un produit, en préférer certains, en éviter d’autres, et en parler autour de soi.

Adhésions et partenariats

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TENDUA est une association totalement indépendante ne bénéficiant d’aucune subvention et ne fonctionnant que grâce aux adhésions, aux dons et aux partenariats tels que celui du laboratoire de photo RainbowColor et de l’éditeur de livres de nature Empreinte et Territoires.

Les fonds sont reversés directement à des programmes de conservation, les frais de fonctionnement de l’association étant réduits au minimum.

Comment adhérer ?

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Télécharger PDF - 129.6 koBulletin d’adhésion

Pour faire partie de l’association, il suffit de remplir le bulletin d’adhésion et le retourner par courrier accompagné du montant de sa cotisation en espèces ou par chèque établi à l’ordre de TENDUA. Sur demande, un reçu fiscal vous sera envoyé : 66 % du montant de votre don est directement déductible de votre impôt, dans la limite de 20 % de votre revenu net imposable (Art. 200 du CGI). Ainsi, un don de 100 euros, par exemple, ne vous revient qu’à 34 euros après déduction fiscale.

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